poèmes



 

 

 

 
 

 
Il y a

Il y a les gazettes
Qui racontent des insanités avec ampleur,
En jouant de la clarinette
Font du racisme sur les fainéants tous couleurs.

Il y en a à l’aveuglette
Qui se mobilisent pour l’exclusion,
Sortant des pincettes
Au lieu de justice, d’amour et de considération.

Souvent sans trompette
Une cruelle vérité faite d’intolérance
Met sur la sellette
Les personnes déjà fragilisées, en défaillance.

Parce qu’il y a de doux poètes
A califourchon filant sur les étoiles,
Volant au-dessus de la planète
Qui réfutent pourtant à lever les voiles.

Parce qu’il y a des vilaines têtes
Qui se sont égarées en chemin,
Qui comme des bêtes
Mal aimées et enragées n’ont plus peur de rien.

Parce qu’il y a des marionnettes
Réfugiées politico-économiques,
Qui péniblement végètent
En fin de droits, subodorant un avenir tragique.

Parce qu’il y a des silhouettes
Méfiantes, effrayées par leur destin,
Qui se contentent des miettes
Elles qui mériteraient justement un festin.

Parce qu’il y a des athlètes
Qui dans le stress pètent les plombs,
Tombent de bicyclette
Et se retrouvent dans un fond tellement profond.

Ainsi tirant la chevillette
Les désespérés coulent et font naufrage
Car les bobinettes
Ne débouchent pas forcément sur le bon passage.

Relevons les voilettes
Et parlons des oubliés, laissés pour compte,
Genève reste muette
Les cache, alors pointons du doigt cette honte.

Ecoutez cette bluette
Ecoutez ce qui fait mal, ce qui est immoral,
Et criez fort le fait
Que manger, dormir et se laver est fondamental.

Alors sans courbette
Réclamons, à qui de droit, plus de subventions
Pour ceux dans la disette
Partageons les dividendes, se comptant par millions.

© Bluette 2008